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	<title>Ghost Shots</title>
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		<title>Le travail de l&#8217;acteur</title>
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		<pubDate>Wed, 22 Feb 2012 22:33:42 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Alban Ravassard</dc:creator>
				<category><![CDATA[Essais]]></category>

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		<description><![CDATA[Bonjour à tous, Aujourd’hui intéressons nous au travail de l’acteur. Cet article présente bien sûr une vision totalement subjective de ce travail et ne saurait être représentatif de l’éventail de points de vue que l’on peut avoir sur la question. Pour commencer cet article il est nécessaire de parler des diverses visions que l’on peut [...]<img alt="" border="0" src="http://stats.wordpress.com/b.gif?host=ghostshots.wordpress.com&amp;blog=24869331&amp;post=796&amp;subd=ghostshots&amp;ref=&amp;feed=1" width="1" height="1" />]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p style="text-align:justify;">Bonjour à tous,</p>
<p style="text-align:justify;">Aujourd’hui intéressons nous au travail de l’acteur. Cet article présente bien sûr une vision totalement subjective de ce travail et ne saurait être représentatif de l’éventail de points de vue que l’on peut avoir sur la question. Pour commencer cet article il est nécessaire de parler des diverses visions que l’on peut rencontrer par rapport à ce travail de l’acteur et au travail avec l’acteur. Pour cela intéressons nous à celles de quelques grands cinéastes.</p>
<p style="text-align:justify;">Chaque cinéaste évolue à sa manière : certains ont une peur panique voire une haine des acteurs (Lars Von Trier en est l’exemple le plus probant) probablement, et souvent de leur propre aveu, car ils ont peur que ceux-ci « s’emparent » du film ; alors que d’autres les aiment profondément, ce qui est notamment le cas de Pedro Almodovar. Certains réalisateurs refuseront de diriger les acteurs y voyant une forme d’autorité malvenue, d’autres ne jugeront que par cela, parfois même un peu trop, ce qui les amène à réduire la liberté de leurs acteurs. Certains d’entre eux vont jusqu’à considérer les acteurs comme des outils les aidant à mener à bien leur film au même titre que le ferait une caméra. De même, certains préfèreront travailler avec des acteurs exclusivement amateurs (Bruno Dumont, pour ne citer que lui).</p>
<p style="text-align:justify;"><img class="aligncenter size-full wp-image-798" title="lynch" src="http://ghostshots.files.wordpress.com/2012/02/lynch1.jpg?w=630" alt=""   /></p>
<p style="text-align:justify;">Il y a même parfois des cas très particuliers qui mènent à des travaux et des emplois intéressants tels ceux de Robert Bresson qui se refusait à parler d’acteurs mais qui recherchait ce qu’il nommait des « modèles ». Essayons de résumer sa vision : pour Bresson différence est faite entre le cinéma, art descendant du théâtre ou tout n’est que paraître, et donc par extension le jeu des acteurs qui justement jouent quelqu’un qu’ils ne sont pas; et le cinématographe qui lui est un art « pur » (avec toutes les réserves que l’emploi de ce terme implique) et qui utilise des modèles qui <strong>sont</strong> les personnages, qui les vivent; ce qui fait du cinématographe un art plus proche du réel et donc non affilié au théâtre. J’invite ceux que cette vision particulière intéresse, et qui veulent approfondir le sujet, à lire ou consulter « Notes sur le cinématographe » de Robert Bresson (aux éditions Folio).  Un véritable ouvrage de référence.</p>
<p style="text-align:justify;">Nous en venons donc à des problématiques essentielles : « Qui construit le personnage ? Le réalisateur ? L’acteur ? Les deux ? », « Un acteur doit-il forcément être dirigé ? ». Et puisqu’on ne le répétera jamais assez, il serait stupide de dire que telle théorie serait meilleure qu’une autre. Tout dépend de l’emploi que l’on en fait et de la personne qui l’emploie. Un exemple très représentatif est l’ « Actor’s studio » américain au sein duquel s’oppose deux méthodes de formation et donc deux visions du travail de l’acteur sur son personnage.</p>
<p style="text-align:justify;"><img class="aligncenter size-full wp-image-799" title="david-cronenberg-viggo-mortenson-on-set-dangerousmethod" src="http://ghostshots.files.wordpress.com/2012/02/david-cronenberg-viggo-mortenson-on-set-dangerousmethod.jpg?w=630" alt=""   /></p>
<p style="text-align:justify;">L’une privilégie l’intériorisation et l’utilisation de ses sentiments et souvenirs personnels, une autre s’oriente vers l’extériorisation. Robert De Niro et Al Pacino viennent de l’Actor’s Studio et ont été chacun formés respectivement à une de ces méthodes ce qui oppose leur façon de travailler en tant qu’acteur. Mais pouvons nous pour autant dire que l’un est foncièrement meilleur que l’autre ? (Ce qui au passage reviendrait à comparer les deux méthodes). Ce serait stupide. Que ceux qui ont du mal à s’en convaincre revoient <em>Heat</em> de Michael Mann.</p>
<p style="text-align:justify;">Etant moi-même réalisateur, je considère que l&#8217;acteur doit être quelqu&#8217;un d&#8217;ouvert sur le monde, capable de capter en lui comme dans la vie en général le matériel dont il aura besoin dans la création et la composition des différents personnages qu&#8217;il aura à incarner. La mission de l&#8217;acteur est de s&#8217;approprier et de construire ces personnages en collaboration avec le réalisateur, il doit se faire littéralement &#8220;habiter&#8221; par son rôle pour cela il doit être ouvert au dialogue et surtout ne pas s&#8217;effacer, proposer des choses et accepter les remarques, travailler dans le sens de son personnage et accepter de parfois perdre un peu de vue la frontière qui sépare fiction et réalité c&#8217;est ainsi qu&#8217;il devient le personnage, il doit le vivre et ne pas se contenter de le jouer en cela sa ou ses techniques l&#8217;aident mais ne doivent pas le limiter.</p>
<p style="text-align:justify;"><img class="aligncenter size-full wp-image-800" title="James-Gray-Joaquin-Phoenix-judai-cine" src="http://ghostshots.files.wordpress.com/2012/02/james-gray-joaquin-phoenix-judai-cine.jpg?w=630" alt=""   /></p>
<p style="text-align:justify;">De même, lorsque l’on est acteur il faut apprendre à parfois lâcher prise et accepter de ne pas savoir ce que l’on fait et où l’on va. L’acteur doit donc créer une relation de confiance avec le réalisateur. Ce dernier doit être pour lui un soutien, un appui. Leur travail commun se doit d’être une collaboration et non pas se transformer en diktat de la part d’un ou de l’autre. Les visions et conceptions sont certes différentes mais chacun doit essayer de comprendre l’autre. Acteur et réalisateur sont en effet interdépendants et doivent apprendre à coexister sur le plateau. Pour cela, l’outil majeur est la communication. A l’image d’un couple, une bonne communication est la base de toute entente cordiale, et si possible de longue durée.</p>
<p style="text-align:justify;">Il me paraît évident que le personnage se construit à deux : il n’appartient entièrement ni au réalisateur ni à l’acteur mais bel et bien aux deux, et aussi au scénariste si celui-ci est différent du réalisateur. Chacun possède sa vision du personnage et je pense que l’acteur doit arriver plus ou moins à s’approprier le personnage par le biais de la vision que le réalisateur en a. Une telle méthode, n’est bien sûr pas simple à mettre en œuvre mais elle permet à l’acteur de garder une plus grande liberté artistique.</p>
<p style="text-align:justify;">De la direction d’acteurs donc, oui, mais pas n’importe laquelle. Le réalisateur doit savoir exprimer sa volonté dans des termes « traduisibles » aisément par l’acteur ce qui fait de la direction d’acteur une chose assez délicate et très personnelle. Mais cette direction reste nécessaire sous peine que l’acteur produise une performance qui ne correspondra pas aux attentes du réalisateur. Preuve que rien n’est simple et que le travail de l’acteur est avant tout un art de la négociation et du compromis.</p>
<p style="text-align:justify;">
<br />  <a rel="nofollow" href="http://feeds.wordpress.com/1.0/gocomments/ghostshots.wordpress.com/796/"><img alt="" border="0" src="http://feeds.wordpress.com/1.0/comments/ghostshots.wordpress.com/796/" /></a> <a rel="nofollow" href="http://feeds.wordpress.com/1.0/godelicious/ghostshots.wordpress.com/796/"><img alt="" border="0" src="http://feeds.wordpress.com/1.0/delicious/ghostshots.wordpress.com/796/" /></a> <a rel="nofollow" href="http://feeds.wordpress.com/1.0/gofacebook/ghostshots.wordpress.com/796/"><img alt="" border="0" src="http://feeds.wordpress.com/1.0/facebook/ghostshots.wordpress.com/796/" /></a> <a rel="nofollow" href="http://feeds.wordpress.com/1.0/gotwitter/ghostshots.wordpress.com/796/"><img alt="" border="0" src="http://feeds.wordpress.com/1.0/twitter/ghostshots.wordpress.com/796/" /></a> <a rel="nofollow" href="http://feeds.wordpress.com/1.0/gostumble/ghostshots.wordpress.com/796/"><img alt="" border="0" src="http://feeds.wordpress.com/1.0/stumble/ghostshots.wordpress.com/796/" /></a> <a rel="nofollow" href="http://feeds.wordpress.com/1.0/godigg/ghostshots.wordpress.com/796/"><img alt="" border="0" src="http://feeds.wordpress.com/1.0/digg/ghostshots.wordpress.com/796/" /></a> <a rel="nofollow" href="http://feeds.wordpress.com/1.0/goreddit/ghostshots.wordpress.com/796/"><img alt="" border="0" src="http://feeds.wordpress.com/1.0/reddit/ghostshots.wordpress.com/796/" /></a> <img alt="" border="0" src="http://stats.wordpress.com/b.gif?host=ghostshots.wordpress.com&amp;blog=24869331&amp;post=796&amp;subd=ghostshots&amp;ref=&amp;feed=1" width="1" height="1" />]]></content:encoded>
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		<title>Martha Marcy May Marlene &#8211; Sean Durkin (2011)</title>
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		<pubDate>Sun, 12 Feb 2012 23:14:52 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Alban Ravassard</dc:creator>
				<category><![CDATA[Critiques]]></category>
		<category><![CDATA[Cannes]]></category>
		<category><![CDATA[Elisabeth Olsen]]></category>
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		<description><![CDATA[Présenté au dernier festival de Cannes dans la section Un certain regard et auréolé du prix de la mise en scène au festival de Sundance en 2011, Martha Marcy May Marlene sort enfin sur nos écrans le 29 février prochain. Il est assez rare qu’un premier long-métrage me secoue comme celui-ci l’a fait.  En effet, [...]<img alt="" border="0" src="http://stats.wordpress.com/b.gif?host=ghostshots.wordpress.com&amp;blog=24869331&amp;post=784&amp;subd=ghostshots&amp;ref=&amp;feed=1" width="1" height="1" />]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p style="text-align:justify;"><img class="aligncenter size-full wp-image-785" title="Martha Marcy May Marlene - affiche" src="http://ghostshots.files.wordpress.com/2012/02/martha-marcy-may-marlene-affiche.jpg?w=630" alt=""   /></p>
<p style="text-align:justify;">Présenté au dernier festival de Cannes dans la section <em>Un certain regard </em>et auréolé du prix de la mise en scène au festival de Sundance en 2011, <em>Martha Marcy May Marlene</em> sort enfin sur nos écrans le 29 février prochain.</p>
<p style="text-align:justify;">Il est assez rare qu’un premier long-métrage me secoue comme celui-ci l’a fait.  En effet, ce n’est pas moins qu’une leçon de cinéma que nous assène le jeune Sean Durkin, précédent auteur d’un court-métrage à succès : <em>Mary last seen</em>, dont il développe ici le sujet : les sectes.</p>
<p style="text-align:justify;"><img class="aligncenter size-full wp-image-786" title="Martha Marcy May Marlene 2" src="http://ghostshots.files.wordpress.com/2012/02/martha-marcy-may-marlene-2.jpg?w=630" alt=""   /></p>
<p style="text-align:justify;">Soit l’histoire de Martha, jeune femme que l’on découvre de prime abord vivant dans une ferme en communauté libre. Mais cette communauté d’apparence paisible va vite se révéler être une secte à forte propension machiste voire carrément mysogine, qui va lentement dériver vers des actes de violence de plus en plus conséquents. Martha, rebaptisée Marcy May par le leader charismatique de la secte, arrive à s’en échapper.  Elle tente alors de se reconstruire et de retrouver une vie normale auprès de sa sœur ainée et de son beau-frère à qui elle est incapable d’avouer la raison de sa disparition.</p>
<p style="text-align:justify;">Mais Martha est persuadée que les membres de la secte la pourchassent toujours. Les souvenirs qui la hantent se transforment alors en effrayante paranoïa et la frontière entre réalité et illusion se brouille peu à peu&#8230; c’est de ce parti-pris narratif que le film de Sean Durkin tire toute sa puissance. En ne dissociant par aucun élément visuel le passé du présent,  le réalisateur nous plonge au sein-même des souvenirs embrumés de Martha. Plus le film avance et plus la frontière entre souvenirs réels et possiblement fantasmés se réduit, sans jamais nous proposer de réponse.</p>
<p style="text-align:justify;"><img class="aligncenter size-full wp-image-787" title="Martha Marcy May Marlene 4.jpg" src="http://ghostshots.files.wordpress.com/2012/02/martha-marcy-may-marlene-4.jpg?w=630" alt=""   /></p>
<p style="text-align:justify;">Cela contribue à créer une atmosphère onirique et flottante mais aussi à forte tendance horrifique. En effet une angoisse sourde et effrayante sous-tend tout le film. Le danger semble être tapi partout autour de Martha. Cela se traduit par le biais d’un travail de précision exceptionnelle sur le cadre ; travaillé en son sein par une tension résultant de l’emploi de violents décadrages et doublé d’un montage habile qui brouille les pistes. Souvent Martha est isolée, seule dans le cadre. Reflet de son incapacité à se réintégrer dans la cellule familiale et à reprendre une vie normale. Condamnée à errer entre deux mondes : un qu&#8217;elle fuit et l&#8217;autre dans lequel elle n&#8217;arrive plus à trouver sa place.</p>
<p style="text-align:justify;">Ainsi, Sean Durkin nous invite à ne faire plus qu’un avec son personnage, et fractionne progressivement son identité, nous en dévoilant toujours plus de facettes, sans nous permettre de dissocier si elles sont réelles ou imaginaires.  Peu à peu le titre du film prend alors tout son sens, à mesure que le traumatisme de Martha la mène à perdre de plus en plus pied avec la réalité qui l’entoure. Soulignons à cette occasion le superbe travail sonore, minimal mais jamais minimaliste, effectué pour évoquer les éléments qui hantent ponctuellement le protagoniste.</p>
<p style="text-align:justify;"><img class="aligncenter size-full wp-image-788" title="Martha Marcy May Marlene 6" src="http://ghostshots.files.wordpress.com/2012/02/martha-marcy-may-marlene-6.jpg?w=630" alt=""   /></p>
<p style="text-align:justify;">Mais le film doit également beaucoup au travail des comédiens, dont le casting est par ailleurs absolument impeccable.  Impossible ici de ne pas parler d’Elisabeth Olsen, sœur des jumelles surmédiatisées qui portent le même nom et qui, ici trouve son premier rôle sur grand écran. Elle y crève l’écran tant sa présence et son talent sont saisissants. Gageons que ce premier rôle sera loin d’être le dernier tant son investissement physique et émotionnel est total et, additionné aux autres qualités de ce film, en font la grandeur et la particularité.</p>
<p style="text-align:justify;">Pour résumer, Martha Marcy May Marlene est un premier film précis maîtrisé qui laisse penser que son auteur, le jeune Sean Durkin n’a pas fini de nous surprendre à l’avenir.  Reste à voir s’il saura passer le cap du second film avec sérénité. Quoi qu’il en soit, un cinéaste prometteur est né.</p>
<p style="text-align:justify;"><strong><span style="text-decoration:underline;">Le « ghost shot » :</span></strong></p>
<p style="text-align:justify;"> <img class="aligncenter size-full wp-image-789" title="Martha Marcy May Marlene - ghost shot" src="http://ghostshots.files.wordpress.com/2012/02/martha-marcy-may-marlene-ghost-shot.jpg?w=630" alt=""   /></p>
<p style="text-align:justify;"> Ce ghost shot est issu d&#8217;un moment hypnotique et très troublant du film, à savoir l&#8217;interprétation par le leader de la secte de la &#8220;Marcy&#8217;s song&#8221;. Le regard de John Hawkes, le choix de mise en scène opéré (un champ-contrechamp basé sur un raccord regard soutenu) et la musique procurent à ce moment une intensité palpable et reflètent l&#8217;emprise que le leader assoit sur l&#8217;ensemble du groupe et notamment sur Martha. Captivant.</p>
<br />  <a rel="nofollow" href="http://feeds.wordpress.com/1.0/gocomments/ghostshots.wordpress.com/784/"><img alt="" border="0" src="http://feeds.wordpress.com/1.0/comments/ghostshots.wordpress.com/784/" /></a> <a rel="nofollow" href="http://feeds.wordpress.com/1.0/godelicious/ghostshots.wordpress.com/784/"><img alt="" border="0" src="http://feeds.wordpress.com/1.0/delicious/ghostshots.wordpress.com/784/" /></a> <a rel="nofollow" href="http://feeds.wordpress.com/1.0/gofacebook/ghostshots.wordpress.com/784/"><img alt="" border="0" src="http://feeds.wordpress.com/1.0/facebook/ghostshots.wordpress.com/784/" /></a> <a rel="nofollow" href="http://feeds.wordpress.com/1.0/gotwitter/ghostshots.wordpress.com/784/"><img alt="" border="0" src="http://feeds.wordpress.com/1.0/twitter/ghostshots.wordpress.com/784/" /></a> <a rel="nofollow" href="http://feeds.wordpress.com/1.0/gostumble/ghostshots.wordpress.com/784/"><img alt="" border="0" src="http://feeds.wordpress.com/1.0/stumble/ghostshots.wordpress.com/784/" /></a> <a rel="nofollow" href="http://feeds.wordpress.com/1.0/godigg/ghostshots.wordpress.com/784/"><img alt="" border="0" src="http://feeds.wordpress.com/1.0/digg/ghostshots.wordpress.com/784/" /></a> <a rel="nofollow" href="http://feeds.wordpress.com/1.0/goreddit/ghostshots.wordpress.com/784/"><img alt="" border="0" src="http://feeds.wordpress.com/1.0/reddit/ghostshots.wordpress.com/784/" /></a> <img alt="" border="0" src="http://stats.wordpress.com/b.gif?host=ghostshots.wordpress.com&amp;blog=24869331&amp;post=784&amp;subd=ghostshots&amp;ref=&amp;feed=1" width="1" height="1" />]]></content:encoded>
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		<title>J.Edgar &#8211; Clint Eastwood (2011)</title>
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		<pubDate>Mon, 30 Jan 2012 08:00:50 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Alban Ravassard</dc:creator>
				<category><![CDATA[Critiques]]></category>
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		<category><![CDATA[FBI]]></category>
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		<description><![CDATA[A première vue on pourrait se demander ce qui a pu intéresser Clint Eastwood dans ce biopic sur l’homme qui a fondé le FBI et qui l’a hissé au rang d’une des plus grandes institutions américaines.  Mais lorsque l’on voit le film et que l’on découvre l’angle sous lequel le scénariste Dustin Lance Black l’a [...]<img alt="" border="0" src="http://stats.wordpress.com/b.gif?host=ghostshots.wordpress.com&amp;blog=24869331&amp;post=770&amp;subd=ghostshots&amp;ref=&amp;feed=1" width="1" height="1" />]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p style="text-align:justify;"><img class="aligncenter size-full wp-image-771" title="J.Edgar - Affiche" src="http://ghostshots.files.wordpress.com/2012/01/j-edgar-affiche.jpg?w=630" alt=""   /></p>
<p style="text-align:justify;">A première vue on pourrait se demander ce qui a pu intéresser Clint Eastwood dans ce biopic sur l’homme qui a fondé le FBI et qui l’a hissé au rang d’une des plus grandes institutions américaines.  Mais lorsque l’on voit le film et que l’on découvre l’angle sous lequel le scénariste Dustin Lance Black l’a traité, alors il ne fait plus aucun doute que ce scénario devait forcément tomber entre les mains d’Eastwood, tant les thèmes qui y sont abordés, sous-tendent son travail des dernières années.</p>
<p style="text-align:justify;">Le film explore la vie publique et privée de l’une des figures les plus puissantes, les plus controversées et les plus énigmatiques du 20e siècle, J. Edgar Hoover. Incarnation du maintien de la loi en Amérique pendant près de cinquante ans, J. Edgar Hoover était à la fois craint et admiré, honni et révéré. Mais, derrière les portes fermées, il cachait des secrets qui auraient pu ruiner son image, sa carrière et sa vie.</p>
<p style="text-align:justify;">Clint Eastwood traite ici de l’intime par l’universel en développant un récit ambitieux qui traverse une bonne partie de l’histoire américaine contemporaine. Mais loin d’être un simple biopic, <em>J.Edgar </em>se révèle progressivement être le récit d’une grande histoire d’amour et de déni.  L’histoire des faiblesses d’un homme et de son incapacité à les assumer, ce qui le mène à vouloir compulsivement percer à jour celles des autres. Ce faisant, il passe à côté de sa vie et ne s’épanouit pas autrement que par le biais de son travail, où ses collaborateurs représentent sa famille et ses amants fantasmés ou inavoués.</p>
<p style="text-align:justify;"><img class="aligncenter size-full wp-image-772" title="J.Edgar 1" src="http://ghostshots.files.wordpress.com/2012/01/j-edgar-1.jpg?w=630" alt=""   /></p>
<p style="text-align:justify;">L’obsession du protagoniste à percer et classer les secrets des autres ne fait que refléter son incapacité à gérer ses propres troubles et secrets, notamment son homosexualité refoulée, qui se cristallisent dans la cellule familiale et notamment dans la chambre de sa mère, clin d’œil psychanalytique, qui prend ici des allures de coffre-fort, lieu hermétique dans lequel J.Edgar peut enfin se révéler à lui-même sans pouvoir cependant avoir la force d’assumer les pulsions qu’il s’emploie si bien à refouler.</p>
<p style="text-align:justify;">Le traitement du film est original du fait de sa narration déconstruite, mêlant habilement différentes strates temporelles au sein desquelles on ne se perd jamais du fait du maquillage des acteurs, qui traduit à la perfection les différents stades de leur vieillissement. Ces allers-retours incessants dans le temps, formidablement organisés autour d’un montage tendu et elliptique, permettent de mettre progressivement en lumière la personnalité de J. Edgar Hoover et de construire sous forme de patchwork organique, la révélation des failles d’un homme qui apparaît à première vue insaisissable.</p>
<p style="text-align:justify;">Chaque séquence apparaît donc comme une pièce du puzzle de la personnalité  kaléidoscopique de J.Edgar. Le brio du scénario et du montage est tel que vers la fin du film nous apprendrons avoir été à plusieurs reprises trompés par le personnage (ou plutôt par le scénariste et le réalisateur qui se dissimulent derrière lui) et la révélation de ces mensonges se fait avec une simplicité, une efficacité et une limpidité tout simplement incroyable preuve de la maîtrise qui caractérise les deux auteurs.</p>
<p style="text-align:justify;"><img class="aligncenter size-full wp-image-773" title="J.edgar 2" src="http://ghostshots.files.wordpress.com/2012/01/j-edgar-2.jpg?w=630" alt=""   /></p>
<p style="text-align:justify;">A la vision du film deux choses nous frappent d’emblée, premièrement l’esthétique générale du film, créée par Tom Stern, fidèle collaborateur d’Eastwood, et qui contribue ici à la création d’une atmosphère de film noir, caractérisée par un traitement profond des noirs et une forte tendance au clair-obscur. Ces choix esthétiques renforcent la sensation de faux-semblants, où chaque chose n’est pas réellement ce qu’elle semblerait être. Au sein de ses ombres denses se cachent de noirs secrets que le récit s’appliquera à démêler et dévoiler.</p>
<p style="text-align:justify;">La seconde est l’incroyable casting qui habite l’univers du cinéaste, Leonardo Di Caprio en tête, qui livre ici une de ses plus grandes performances à ce jour. Il est entouré par des interprètes de talents tels que Naomi Watts ou encore Armie Hammer découvert précédemment dans <em>The social network</em> de David Fincher dans lequel il interprétait à lui seul des jumeaux. Il livre ici une autre performance hallucinante, allant jusqu’à être entièrement méconnaissable sous de multiples couches de maquillage.</p>
<p style="text-align:justify;">Mais ce qui sublime le tout, c’est la mise en scène d’Eastwood qui sous des allures classiques, se révèle en fait être d’une efficacité et d’une précision redoutables.  Il ne quitte jamais le personnage de J.Edgar et par l’usage répété des gros plans, semble constamment chercher à percer lui-même les failles de son personnage et à vouloir les révéler au grand jour. Mais ce qui caractérise surtout la mise en scène, c’est sa pudeur.</p>
<p style="text-align:justify;"><img class="aligncenter size-full wp-image-777" title="J.Edgar 4" src="http://ghostshots.files.wordpress.com/2012/01/j-edgar-41.jpg?w=630" alt=""   /></p>
<p style="text-align:justify;">En effet, le cinéaste se tient toujours à la bonne distance des personnages et ne cherche pas à provoquer l’émotion de manière grossière. Il laisse les situations se développer par elles-mêmes et permet ainsi au sous-texte contenu dans les dialogues, et aux acteurs qui les interprètent, le soin de faire naître l’émotion chez les spectateurs. Et nous sommes plus d’une fois touchés et émus, le point culminant résidant dans une séquence de déjeuner aux allures simples et épurées qui restera gravée dans la mémoire des cinéphiles comme une des plus belles scènes de déclaration d’amour qu’il nous ait été donnée de voir depuis longtemps.</p>
<p style="text-align:justify;">Un film magnifique donc, et probablement un des plus beaux de ses auteurs, à ranger précieusement aux côtés de <em>Sur la route de Madison</em>, avec qui il partage de nombreux points communs.</p>
<p style="text-align:justify;"><strong><span style="text-decoration:underline;">Le « ghost shot » </span></strong><strong>:</strong></p>
<p style="text-align:justify;"><strong><img class="aligncenter size-full wp-image-776" title="J.Edgar - ghost shot" src="http://ghostshots.files.wordpress.com/2012/01/j-edgar-ghost-shot.jpg?w=630" alt=""   /></strong></p>
<p style="text-align:justify;">Une fois n&#8217;est pas coutume le choix de ce plan a pour but de rendre hommage à la séquence entière de laquelle il est issu, à savoir la séquence de déjeuner lors de laquelle J.Edgar avoue à demi-mots à son collaborateur Clyde, l&#8217;amour qu&#8217;il lui voue en secret depuis des années. La pudeur de la mise en scène, l&#8217;interprétation subtile des comédiens et les magnifiques non-dits que contiennent le sous-texte des dialogues font de ce moment un véritable climax émotionnel. Une scène d&#8217;une simplicité déconcertante qui pourtant vous prend aux tripes et ne vous lâche plus. Tout simplement magistral.</p>
<br />  <a rel="nofollow" href="http://feeds.wordpress.com/1.0/gocomments/ghostshots.wordpress.com/770/"><img alt="" border="0" src="http://feeds.wordpress.com/1.0/comments/ghostshots.wordpress.com/770/" /></a> <a rel="nofollow" href="http://feeds.wordpress.com/1.0/godelicious/ghostshots.wordpress.com/770/"><img alt="" border="0" src="http://feeds.wordpress.com/1.0/delicious/ghostshots.wordpress.com/770/" /></a> <a rel="nofollow" href="http://feeds.wordpress.com/1.0/gofacebook/ghostshots.wordpress.com/770/"><img alt="" border="0" src="http://feeds.wordpress.com/1.0/facebook/ghostshots.wordpress.com/770/" /></a> <a rel="nofollow" href="http://feeds.wordpress.com/1.0/gotwitter/ghostshots.wordpress.com/770/"><img alt="" border="0" src="http://feeds.wordpress.com/1.0/twitter/ghostshots.wordpress.com/770/" /></a> <a rel="nofollow" href="http://feeds.wordpress.com/1.0/gostumble/ghostshots.wordpress.com/770/"><img alt="" border="0" src="http://feeds.wordpress.com/1.0/stumble/ghostshots.wordpress.com/770/" /></a> <a rel="nofollow" href="http://feeds.wordpress.com/1.0/godigg/ghostshots.wordpress.com/770/"><img alt="" border="0" src="http://feeds.wordpress.com/1.0/digg/ghostshots.wordpress.com/770/" /></a> <a rel="nofollow" href="http://feeds.wordpress.com/1.0/goreddit/ghostshots.wordpress.com/770/"><img alt="" border="0" src="http://feeds.wordpress.com/1.0/reddit/ghostshots.wordpress.com/770/" /></a> <img alt="" border="0" src="http://stats.wordpress.com/b.gif?host=ghostshots.wordpress.com&amp;blog=24869331&amp;post=770&amp;subd=ghostshots&amp;ref=&amp;feed=1" width="1" height="1" />]]></content:encoded>
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			<media:title type="html">J.Edgar - ghost shot</media:title>
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	</item>
		<item>
		<title>Millenium : Les hommes qui n’aimaient pas les femmes &#8211; David Fincher (2011)</title>
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		<pubDate>Fri, 27 Jan 2012 12:26:00 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Pierre Ricadat</dc:creator>
				<category><![CDATA[Critiques]]></category>
		<category><![CDATA[Daniel Craig]]></category>
		<category><![CDATA[David Fincher]]></category>
		<category><![CDATA[Rooney Mara]]></category>
		<category><![CDATA[USA]]></category>

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		<description><![CDATA[J&#8217;avais jusque là échappé au livre aussi bien qu&#8217;à la première adaptation cinématographique du phénomène Millenium. La curiosité de voir David Fincher s&#8217;en emparer, attisée par un générique en forme de clip plutôt attirant diffusé sur le net (j&#8217;y reviendrai), a finalement eu raison de moi. J&#8217;évoquerai par conséquent le film de manière totalement autonome, [...]<img alt="" border="0" src="http://stats.wordpress.com/b.gif?host=ghostshots.wordpress.com&amp;blog=24869331&amp;post=753&amp;subd=ghostshots&amp;ref=&amp;feed=1" width="1" height="1" />]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p style="text-align:justify;">J&#8217;avais jusque là échappé au livre aussi bien qu&#8217;à la première adaptation cinématographique du phénomène <em>Millenium</em>. La curiosité de voir David Fincher s&#8217;en emparer, attisée par un générique en forme de clip plutôt attirant diffusé sur le net (j&#8217;y reviendrai), a finalement eu raison de moi. J&#8217;évoquerai par conséquent le film de manière totalement autonome, sans le comparer à son matériel d&#8217;origine ni à sa version précédente.</p>
<p style="text-align:justify;">Le film suit l&#8217;enquête autour d&#8217;un meurtre vieux de 40 ans menée par deux personnages que tout semble opposer : le journaliste old school Mikael Blomkvist (Daniel Craig) et la très punk Lisbeth Salander (Rooney Mara). Leurs découvertes vont les amener sur une affaire beaucoup plus large&#8230;</p>
<p style="text-align:justify;"><img class="aligncenter size-full wp-image-760" title="millenium-1" src="http://ghostshots.files.wordpress.com/2012/01/millenium-1.jpg?w=630" alt=""   /></p>
<p style="text-align:justify;">Le <em>Millenium</em> version Fincher frappe tout d&#8217;abord par sa gestion du rythme absolument démente. Chaque scène, voire pratiquement chaque plan du film, possède une utilité bien précise, au service de l&#8217;intrigue générale. Dès que l&#8217;information est enregistrée, on passe à autre chose sans s&#8217;attarder. On devine là la volonté de rester fidèle à la densité du bouquin : il n&#8217;y a donc pas de temps à perdre. Le problème est que le spectateur &#8220;néophyte&#8221; se retrouve assez vite perdu au milieu d&#8217;une quantité impressionnante d&#8217;informations et de personnages (il faudrait peut-être distribuer au spectateur le tableau de post-it de Blomkvist). Heureusement, à mesure que l&#8217;intrigue avance, le spectateur arrive peu à peu à rattraper son retard et même anticiper quelques développements. Il faut dire que la mise en scène est extrêmement bien pensée pour d&#8217;une part permettre de visualiser ce vaste corpus de données (le défilement incessant des images sur l&#8217;ordinateur, les flash-backs), d&#8217;autre part faire ressentir cette atmosphère glauque et poisseuse qui imprègne le film et lui confère une réelle identité.</p>
<p style="text-align:justify;">Un autre artifice utilisé avec abondance par Fincher est la mise en parallèle incessante de deux actions simultanées (Blomkvist et Salander, qui apparaissent finalement rarement ensemble) au moyen d&#8217;un montage alterné. L&#8217;effet escompté est bien sûr d&#8217;accentuer le suspense. Cela s&#8217;avère parfois très efficace, dans les scènes les plus tendues, mais parfois agaçant tellement ce sur-découpage parait exagéré, l&#8217;une des scènes finissant par &#8220;polluer&#8221; l&#8217;autre plus qu&#8217;autre chose. Ainsi lorsqu&#8217;une courte séquence met en scène une découverte importante de l&#8217;un des personnages, elle se retrouve interrompue à plusieurs reprises par des plans de l&#8217;autre personnage en train de (au choix) marcher/rouler/manger. <em>Millenium</em> se révèle en quelque sorte l&#8217;extrême inverse, le négatif de ces films contemplatifs où les plans durent de manière interminable alors que rien ne se passe à l&#8217;écran. Une impression de zapping qui peut vite s&#8217;avérer fatigante, surtout lorsqu&#8217;elle ne parait pas justifiée. Heureusement, l&#8217;efficacité l&#8217;emporte la plupart du temps et les 2h40 du film en paraissent beaucoup moins.</p>
<p style="text-align:justify;"><img class="aligncenter size-full wp-image-762" title="millenium-3" src="http://ghostshots.files.wordpress.com/2012/01/millenium-3.jpg?w=630" alt=""   /></p>
<p style="text-align:justify;">L&#8217;éclatante réussite du film est pour moi le personnage de Lisbeth Salander. Celle-ci déploie un charisme, une classe monstrueuse, et cela dès son apparition (alors qu&#8217;elle est de dos !). Si Blomkvist est la glace, Salander est le feu : leur rencontre fait des étincelles, mais c&#8217;est toujours elle qui l&#8217;emporte (sauf peut-être lors du retour à la &#8220;normalité&#8221;, qui donne lieu à un très beau plan final). Quand lui ressasse sans cesse les indices qu&#8217;il trouve, elle possède toujours un train d&#8217;avance et case la logique utilitaire de l&#8217;enquête : l&#8217;important n&#8217;est pas ce qu&#8217;elle trouve, c&#8217;est elle-même. Rooney Mara est parfaite dans son incarnation, magnétique et sans outrance, bien loin de la caricature. Car derrière l&#8217;apparence peu ordinaire et la grande gueule, on ressent également une certaine fragilité. Et toute l&#8217;émotion que dégage le film, c&#8217;est finalement elle qui l&#8217;apporte.</p>
<p style="text-align:justify;"><span style="text-decoration:underline;"><strong>Le &#8220;ghost shot&#8221; :</strong></span></p>
<p style="text-align:justify;"><img class="aligncenter size-full wp-image-761" title="millenium-4" src="http://ghostshots.files.wordpress.com/2012/01/millenium-4.jpg?w=630" alt=""   /></p>
<p style="text-align:justify;">Comment ne pas choisir un plan extrait de ce formidable générique de début, véritable clip à part entière évoquant la naissance quasi-monstrueuse du personnage de Salander, orgie tonitruante de métal, de liquides et de câbles, sorte de Tetsuo version 2.0. Alors que les personnages nous sont encore inconnus, cette séquence donne le ton de ce qui nous attend par la suite, comme une garantie qu&#8217;il ne s&#8217;agira pas d&#8217;une enquête traditionnelle. La vidéo complète est <a href="http://www.youtube.com/watch?feature=player_embedded&amp;v=tcp9Ysi75f0">par ici</a>.</p>
<br />  <a rel="nofollow" href="http://feeds.wordpress.com/1.0/gocomments/ghostshots.wordpress.com/753/"><img alt="" border="0" src="http://feeds.wordpress.com/1.0/comments/ghostshots.wordpress.com/753/" /></a> <a rel="nofollow" href="http://feeds.wordpress.com/1.0/godelicious/ghostshots.wordpress.com/753/"><img alt="" border="0" src="http://feeds.wordpress.com/1.0/delicious/ghostshots.wordpress.com/753/" /></a> <a rel="nofollow" href="http://feeds.wordpress.com/1.0/gofacebook/ghostshots.wordpress.com/753/"><img alt="" border="0" src="http://feeds.wordpress.com/1.0/facebook/ghostshots.wordpress.com/753/" /></a> <a rel="nofollow" href="http://feeds.wordpress.com/1.0/gotwitter/ghostshots.wordpress.com/753/"><img alt="" border="0" src="http://feeds.wordpress.com/1.0/twitter/ghostshots.wordpress.com/753/" /></a> <a rel="nofollow" href="http://feeds.wordpress.com/1.0/gostumble/ghostshots.wordpress.com/753/"><img alt="" border="0" src="http://feeds.wordpress.com/1.0/stumble/ghostshots.wordpress.com/753/" /></a> <a rel="nofollow" href="http://feeds.wordpress.com/1.0/godigg/ghostshots.wordpress.com/753/"><img alt="" border="0" src="http://feeds.wordpress.com/1.0/digg/ghostshots.wordpress.com/753/" /></a> <a rel="nofollow" href="http://feeds.wordpress.com/1.0/goreddit/ghostshots.wordpress.com/753/"><img alt="" border="0" src="http://feeds.wordpress.com/1.0/reddit/ghostshots.wordpress.com/753/" /></a> <img alt="" border="0" src="http://stats.wordpress.com/b.gif?host=ghostshots.wordpress.com&amp;blog=24869331&amp;post=753&amp;subd=ghostshots&amp;ref=&amp;feed=1" width="1" height="1" />]]></content:encoded>
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		<title>Les Harmonies Werckmeister &#8211; Béla Tarr (2000)</title>
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		<pubDate>Mon, 23 Jan 2012 18:00:57 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Benoit Weber</dc:creator>
				<category><![CDATA[Critiques]]></category>
		<category><![CDATA[Béla Tarr]]></category>
		<category><![CDATA[Hongrie]]></category>
		<category><![CDATA[Lars Rudolph]]></category>

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		<description><![CDATA[C’est souvent après un surplus de films déconcertants qu’une envie (folle) de tenter quelque chose de différent me prend. Il faut avoir du temps, il faut en avoir le courage, mais une fois de temps en temps, je trouve intéressant de découvrir un cinéma non codé, farfelu et différent. Après Matthew Barney et son Drawing [...]<img alt="" border="0" src="http://stats.wordpress.com/b.gif?host=ghostshots.wordpress.com&amp;blog=24869331&amp;post=678&amp;subd=ghostshots&amp;ref=&amp;feed=1" width="1" height="1" />]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p style="text-align:justify;">C’est souvent après un surplus de films déconcertants qu’une envie (folle) de tenter quelque chose de différent me prend. Il faut avoir du temps, il faut en avoir le courage, mais une fois de temps en temps, je trouve intéressant de découvrir un cinéma non codé, farfelu et différent. Après Matthew Barney et son <em><a href="http://ghostshots.wordpress.com/2011/08/29/drawing-restraint-9-matthew-barney-2005/">Drawing restraint 9</a></em>, les films bizarres de plus de 2h ne me font plus peur. Et cette fois mon choix s’est porté du côté de l&#8217;Europe de l’est.</p>
<p style="text-align:justify;">Béla Tarr, réalisateur hongrois, a présenté à Cannes cette année <em>Le Cheval de Turin</em>. Mais aujourd’hui c’est de l’un de ses précédents films dont nous allons discuter. Parmi les longs (voire très longs) métrages de Béla Tarr, j’ai choisi <em>Les Harmonies Werckmeister</em>.</p>
<p style="text-align:justify;">Considéré comme “le meilleur cinéaste hongrois”, Béla Tarr possède une vision très singulière du cinéma. Que ce soit dans sa manière de filmer ou de narrer son histoire, Béla Tarr perturbe et divise la critique et les spectateurs.</p>
<p style="text-align:justify;"><img class="aligncenter size-full wp-image-745" title="les-harmonies-werckmeister-affiche" src="http://ghostshots.files.wordpress.com/2012/01/les-harmonies-werckmeister-affiche.jpg?w=630" alt=""   /></p>
<p style="text-align:justify;"><em>Les Harmonies Werckmeister</em> prend place dans une Hongrie froide, perdue et austère. C&#8217;est dans un petit village qu&#8217;a décidé de s&#8217;installer cet étrange cirque. On peut y rencontrer <em> Le Prince</em> ou observer la carcasse d&#8217;une baleine. Ces deux énergumènes ne sont malheureusement pas venus seuls et ont charrié dans leur sillage des gens de tout le pays. La tranquillité de la petite bourgade est ainsi chamboulée…</p>
<p style="text-align:justify;">Béla Tarr nous transporte dans un univers on ne peut plus particulier et bizarre. Mais je vais mettre en second plan l’histoire décousue, déjantée et incompréhensible du film pour vous parler plus particulièrement de la technique et de la vision si particulière qu’a Béla Tarr du cinéma.</p>
<p style="text-align:justify;"><img class="aligncenter size-full wp-image-747" title="les-harmonies-werckmeister-ouverture" src="http://ghostshots.files.wordpress.com/2012/01/les-harmonies-werckmeister-ouverture.jpg?w=630" alt=""   /></p>
<p style="text-align:justify;">Là où la plupart des films en contiennent plusieurs centaines voire milliers, les longs métrages de Béla Tarr, ne sont eux composés que d’un nombre très limité de plans-séquences. Dans <em>Les Harmonies </em><em>Werckmeister</em>, le réalisateur n’offrira aux spectateurs que 39 plans-séquences pour une durée totale de 145 minutes. Du fait de leur longueur, la mise en scène se doit d’être minutieusement calculée : le réalisateur mène sa caméra et ses acteurs de manière synchrone afin de composer et obtenir les plans qu’il souhaite. On suit le flot et on se noie dans ses prises. L’exercice est particulièrement impressionnant pour les scènes où le protagoniste traverse des foules et interagit avec plusieurs personnages. Mais on obtient malheureusement certaines prises dont la longueur excessive ennuie à mourir le spectateur (il ne faut donc pas regarder ce film en étant fatigué). Les plus redoutablement agaçantes sont les séquences où les personnages se déplacent à pied. On peut alors se demander pourquoi le réalisateur nous fait subir tout cela ?</p>
<p style="text-align:justify;"><em>“The people of this generation know information-cut, information-cut, information-cut. They can follow the logic of it, the logic of the story, but they don&#8217;t follow the logic of life. Because I see the story as only just a dimension of life, because we have a lot of other things. We have time, we have landscapes, we have meta-communications, all of which are not verbal information.”</em> (vous retrouverez l&#8217;interview <em><a href="http://www.kinoeye.org/04/02/ballard02.php">ici</a></em>)</p>
<p style="text-align:justify;"><img class="aligncenter size-full wp-image-748" title="les-harmonies-werckmeister-vieux" src="http://ghostshots.files.wordpress.com/2012/01/les-harmonies-werckmeister-vieux.jpg?w=630" alt=""   /></p>
<p style="text-align:justify;">Mais tout ne peut se justifier par la vision philosophique d’un réalisateur. Le résultat obtenu est singulier, intéressant, impressionnant mais globalement trop long et trop peu accessible. Et aux dires des critiques sur ses autres films, j’ai l’impression que monsieur Béla Tarr stagne dans le genre.</p>
<p style="text-align:justify;">Je ne peux pas dire avoir été particulièrement dérangé par la lenteur du film mais plutôt par la quasi-absence de musique pendant ces scènes dites lentes. La photographie et les sons ambiants, malgré leur qualité indéniable, ne suffisent pas à embarquer les spectateurs pendant 145 minutes.</p>
<p style="text-align:justify;">Finalement je reste assez mitigé sur ce film. Le ratio impressionnant/ennuyeux est globalement trop faible pour pouvoir dire que j’ai aimé <em>Les Harmonies Werckmeister</em>. Mais j&#8217;ai été toutefois subjugué par la maîtrise du réalisateur sur plusieurs des plans-séquences qui composent le film. Que ce soit au niveau du choix des angles de vues, de la composition de l’image ou du plan-séquence dans son intégrité, ou bien de l’audace de certaines scènes, et de la puissance qui s&#8217;en dégage, Béla Tarr reste maître dans son domaine. Et rien que pour ça, après un surplus de films déconcertants, peut-être que me reprendra l&#8217;envie folle de tenter à nouveau du Béla Tarr.</p>
<p><span style="text-decoration:underline;"><strong>Le “ghost shot” :</strong></span></p>
<p><img class="aligncenter size-full wp-image-746" title="les-harmonies-werckmeister-ghostshot" src="http://ghostshots.files.wordpress.com/2012/01/les-harmonies-werckmeister-ghostshot.jpg?w=630" alt=""   /></p>
<p style="text-align:justify;">Dans la plupart des plans-séquences, apparaît un plan fixe, une photographie. Le réalisateur dirige chacun des personnages, compose son plan, puis fixe sa camera et fige ses acteurs. Ces tableaux représentent généralement un moment-clé, décisif du film.<br />
Je n&#8217;ai pas choisi au hasard les shots de cet article : ces quatre photographies en sont les exemples les plus marquants. Le plus intéressant n&#8217;étant pas seulement la composition de la photographie mais la dynamique qui en découle : la manière d&#8217;y arriver, les quelques secondes ou minutes où le temps stagne, puis enfin la reprise. Le réalisateur ponctuera ainsi nombreux de ses plans-séquences.<br />
J&#8217;ai choisi ce <em>ghost shot</em> pour sa composition mais aussi pour son importance dans le film. Il s&#8217;agit ici de la seule apparition du Prince, le personnage le plus énigmatique du film. On n&#8217;apercevra d&#8217;ailleurs que sa silhouette.</p>
<br />  <a rel="nofollow" href="http://feeds.wordpress.com/1.0/gocomments/ghostshots.wordpress.com/678/"><img alt="" border="0" src="http://feeds.wordpress.com/1.0/comments/ghostshots.wordpress.com/678/" /></a> <a rel="nofollow" href="http://feeds.wordpress.com/1.0/godelicious/ghostshots.wordpress.com/678/"><img alt="" border="0" src="http://feeds.wordpress.com/1.0/delicious/ghostshots.wordpress.com/678/" /></a> <a rel="nofollow" href="http://feeds.wordpress.com/1.0/gofacebook/ghostshots.wordpress.com/678/"><img alt="" border="0" src="http://feeds.wordpress.com/1.0/facebook/ghostshots.wordpress.com/678/" /></a> <a rel="nofollow" href="http://feeds.wordpress.com/1.0/gotwitter/ghostshots.wordpress.com/678/"><img alt="" border="0" src="http://feeds.wordpress.com/1.0/twitter/ghostshots.wordpress.com/678/" /></a> <a rel="nofollow" href="http://feeds.wordpress.com/1.0/gostumble/ghostshots.wordpress.com/678/"><img alt="" border="0" src="http://feeds.wordpress.com/1.0/stumble/ghostshots.wordpress.com/678/" /></a> <a rel="nofollow" href="http://feeds.wordpress.com/1.0/godigg/ghostshots.wordpress.com/678/"><img alt="" border="0" src="http://feeds.wordpress.com/1.0/digg/ghostshots.wordpress.com/678/" /></a> <a rel="nofollow" href="http://feeds.wordpress.com/1.0/goreddit/ghostshots.wordpress.com/678/"><img alt="" border="0" src="http://feeds.wordpress.com/1.0/reddit/ghostshots.wordpress.com/678/" /></a> <img alt="" border="0" src="http://stats.wordpress.com/b.gif?host=ghostshots.wordpress.com&amp;blog=24869331&amp;post=678&amp;subd=ghostshots&amp;ref=&amp;feed=1" width="1" height="1" />]]></content:encoded>
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		<title>La taupe &#8211; Tomas Alfredson (2011)</title>
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		<pubDate>Wed, 18 Jan 2012 23:53:12 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Alban Ravassard</dc:creator>
				<category><![CDATA[Critiques]]></category>
		<category><![CDATA[Benedict Cumberbatch]]></category>
		<category><![CDATA[Ciaran Hinds]]></category>
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		<description><![CDATA[Adaptation d’un roman de John le Carré, La taupe est aussi le second film de Tomas Alfredson, réalisateur suédois du génial Morse. Même si le metteur en scène choisit à nouveau d’évoluer au sein d’un genre très codifié, il change pourtant radicalement d’univers. Exit les vampires contemporains, bonjour le film d’espionnage sur fond de Guerre [...]<img alt="" border="0" src="http://stats.wordpress.com/b.gif?host=ghostshots.wordpress.com&amp;blog=24869331&amp;post=726&amp;subd=ghostshots&amp;ref=&amp;feed=1" width="1" height="1" />]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p style="text-align:center;"><img class="aligncenter size-full wp-image-729" title="La taupe - affiche" src="http://ghostshots.files.wordpress.com/2012/01/la-taupe-affiche.jpg?w=630" alt=""   /></p>
<p style="text-align:justify;">Adaptation d’un roman de John le Carré, <em>La taupe</em> est aussi le second film de Tomas Alfredson, réalisateur suédois du génial <em>Morse</em>. Même si le metteur en scène choisit à nouveau d’évoluer au sein d’un genre très codifié, il change pourtant radicalement d’univers. Exit les vampires contemporains, bonjour le film d’espionnage sur fond de Guerre Froide. Et l’on doit dire que ça lui réussit plutôt bien.</p>
<p style="text-align:justify;">Dès l’ouverture du film, son enjeu dramatique qui sera déroulé 2h07 durant nous est dévoilé : un agent double, une « taupe » donc, ferait partie des membres les plus haut placés de la section de renseignements des services secrets britanniques. Reste à savoir qui. C’est à partir de ce moment, de fausses pistes en faux semblants, que le scénario va dévoiler toute sa complexité retorse.  Complexité par ailleurs qui pourra en rebuter plus d’un, tant l’intrigue est riche en rebondissements et les personnages développés de manière approfondie.</p>
<p style="text-align:justify;">C’est d’ailleurs ce qui fait toute la richesse du film : ses personnages.  Et pour les interpréter un casting de haut vol a été réuni. Il a d’ailleurs de quoi faire pâlir toute production américaine actuelle.  Un équilibre est par ailleurs trouvé dans le film et permet de développer chacun des personnages en les mettant tous en valeur, ce qui permet aux nombreux talents réunis par ce film d’être mis en valeur dans leurs registres respectifs. De ce côté là, c’est un sans faute.</p>
<p style="text-align:justify;"><img class="aligncenter size-full wp-image-730" title="La taupe 1" src="http://ghostshots.files.wordpress.com/2012/01/la-taupe-1.jpg?w=630" alt=""   /></p>
<p style="text-align:justify;">Mais <em>La taupe, </em>comme l’était<em> Morse,</em> est avant tout un film d’atmosphère : contemplatif, lent, riche et retors.  On pourra d’ailleurs l’accuser de quelques longueurs, surtout au début du film. En effet, le récit met du temps à véritablement démarrer. De ce point de vue là, le générique annonce d’ailleurs directement la couleur : on aura rarement vu plus long et étiolé. Heureusement, à ce moment là comme tout au long du film après, la musique, formidable, apporte un souffle et une profondeur bienvenus, aux images.</p>
<p style="text-align:justify;">La question du rythme et de l’atmosphère est ici directement liée au récit et notamment à son univers. Gageons en effet, que si le film s’était déroulé de nos jours, il aurait probablement eu un rythme plus enlevé, représentatif de la vitesse de circulation des informations dans une ère de sur-communication.  Mais, ici, le récit ne cède pas à la course effrénée de la technologie, bien au contraire. L’humain est au centre du drame qui se noue sous nos yeux.  C’est cela qui fait toute l’originalité du film de Tomas Alfredson et qui permet au genre du film d’espionnage, pourtant extrêmement codifié, de trouver un nouveau souffle par un habile retour aux sources.</p>
<p style="text-align:justify;"><img class="aligncenter size-full wp-image-731" title="La taupe 2" src="http://ghostshots.files.wordpress.com/2012/01/la-taupe-2.jpg?w=630" alt=""   /></p>
<p style="text-align:justify;">Ici c’est donc l’homme qui compte et pas les habituels « gadgets ». Nous sommes toujours au plus proche des personnages, Le suspense est créé par des situations pour la plupart réalistes et simples soutenues par une mise en scène réfléchie, ingénieuse et parfois symbolique, doublée d’un excellent travail sur les ambiances sonores qui lui sont associées. On notera particulièrement le magnifique travail effectué sur le motif du gros plan. Sous la direction de Tomas Alfredson, cette valeur de plan devient un élément de révélation. C’est par son biais que surgit la vérité, qu’elle se matérialise sous forme d’indices, de preuves matérielles ou encore d’expressions d’un visage.</p>
<p style="text-align:justify;">A cela vient s’ajouter un travail esthétique poussé sur la lumière et le cadre, qui finit de couronner cet excellent thriller. La taupe est donc le film de la confirmation pour Tomas Alfredson, et l’un des meilleurs films de ce début d’année. Voilà qui nous prouve que son auteur est un des cinéastes européens actuels sur lesquels il faudra compter dans l’avenir.  A surveiller de (très) près.</p>
<p style="text-align:justify;"><strong><span style="text-decoration:underline;">Le « ghost shot » </span>: </strong></p>
<p style="text-align:justify;"><img class="aligncenter size-full wp-image-728" title="La taupe - ghost shot" src="http://ghostshots.files.wordpress.com/2012/01/la-taupe-ghost-shot1.jpg?w=630" alt=""   /></p>
<p style="text-align:justify;">Le choix de ce ghost shot revêt pour une fois une valeur bien particulière car il s’agit ici de l’utiliser pour rendre hommage à une séquence entière à savoir celle du vol de documents dans les archives du MI6.</p>
<p style="text-align:justify;">Mise en scène au cordeau, ingéniosité extrême tant dans le  traitement du récit et dans ses ressorts dramatiques, nous tenons ici un des stratagèmes les plus simples et pourtant un des plus marquants du film. Tomas Alfredson arrive à créer une tension et un suspense très forts à partir d’éléments d’une grande simplicité. Brillant.</p>
<br />  <a rel="nofollow" href="http://feeds.wordpress.com/1.0/gocomments/ghostshots.wordpress.com/726/"><img alt="" border="0" src="http://feeds.wordpress.com/1.0/comments/ghostshots.wordpress.com/726/" /></a> <a rel="nofollow" href="http://feeds.wordpress.com/1.0/godelicious/ghostshots.wordpress.com/726/"><img alt="" border="0" src="http://feeds.wordpress.com/1.0/delicious/ghostshots.wordpress.com/726/" /></a> <a rel="nofollow" href="http://feeds.wordpress.com/1.0/gofacebook/ghostshots.wordpress.com/726/"><img alt="" border="0" src="http://feeds.wordpress.com/1.0/facebook/ghostshots.wordpress.com/726/" /></a> <a rel="nofollow" href="http://feeds.wordpress.com/1.0/gotwitter/ghostshots.wordpress.com/726/"><img alt="" border="0" src="http://feeds.wordpress.com/1.0/twitter/ghostshots.wordpress.com/726/" /></a> <a rel="nofollow" href="http://feeds.wordpress.com/1.0/gostumble/ghostshots.wordpress.com/726/"><img alt="" border="0" src="http://feeds.wordpress.com/1.0/stumble/ghostshots.wordpress.com/726/" /></a> <a rel="nofollow" href="http://feeds.wordpress.com/1.0/godigg/ghostshots.wordpress.com/726/"><img alt="" border="0" src="http://feeds.wordpress.com/1.0/digg/ghostshots.wordpress.com/726/" /></a> <a rel="nofollow" href="http://feeds.wordpress.com/1.0/goreddit/ghostshots.wordpress.com/726/"><img alt="" border="0" src="http://feeds.wordpress.com/1.0/reddit/ghostshots.wordpress.com/726/" /></a> <img alt="" border="0" src="http://stats.wordpress.com/b.gif?host=ghostshots.wordpress.com&amp;blog=24869331&amp;post=726&amp;subd=ghostshots&amp;ref=&amp;feed=1" width="1" height="1" />]]></content:encoded>
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		<title>Bruegel, le moulin et la croix &#8211; Lech Majewski (2011)</title>
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		<pubDate>Mon, 16 Jan 2012 13:00:42 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Carole Bogdanovscky</dc:creator>
				<category><![CDATA[Critiques]]></category>
		<category><![CDATA[Charlotte Rampling]]></category>
		<category><![CDATA[Lech Majewski]]></category>
		<category><![CDATA[Pologne]]></category>
		<category><![CDATA[Rutger Hauer]]></category>

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		<description><![CDATA[En 1564, alors que les Flandres se trouvent sous occupation espagnole, le peintre Pieter Bruegel achève son chef d’œuvre « le Portement de la croix ».  Le film de Lech Majewski, Bruegel, le moulin et la croix, s’inspire d’un ouvrage du critique d’art Michael Francis Gibson pour livrer son interprétation du tableau. Dans cette Passion située au [...]<img alt="" border="0" src="http://stats.wordpress.com/b.gif?host=ghostshots.wordpress.com&amp;blog=24869331&amp;post=716&amp;subd=ghostshots&amp;ref=&amp;feed=1" width="1" height="1" />]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p style="text-align:justify;"><img class="aligncenter size-full wp-image-718" title="bruegel-1" src="http://ghostshots.files.wordpress.com/2012/01/bruegel-1.jpg?w=630" alt=""   /></p>
<p style="text-align:justify;">En 1564, alors que les Flandres se trouvent sous occupation espagnole, le peintre Pieter Bruegel achève son chef d’œuvre « le Portement de la croix ».  Le film de Lech Majewski, <em>Bruegel, le moulin et la croix,</em> s’inspire d’un ouvrage du critique d’art Michael Francis Gibson pour livrer son interprétation du tableau.</p>
<p style="text-align:justify;">Dans cette Passion située au cœur d’un paysage flamand, le Christ bien que placé au centre du tableau est dissimulé parmi une foule de paysans et de cavaliers à tunique rouge. Derrière la scène religieuse, Bruegel décrit son pays en proie au chaos.</p>
<p style="text-align:justify;">Pour éclairer le sens du tableau, un peu d’Histoire s’impose. L’épisode de la crucifixion du Christ est transposé par Bruegel à l’époque de Philippe II, roi d’Espagne, dans les Pays-Bas espagnols (territoires constitués de 17 provinces correspondant approximativement aux actuels Pays-Bas, au Luxembourg, à la Belgique et à une partie du Nord-Pas-de-Calais).  En 1581, 7 provinces du nord des Pays-bas espagnols (correspondant aux actuels Pays-bas), à majorité protestante, se soulèvent et revendiquent leur indépendance sous le nom des Provinces-Unies, inaugurant ainsi une féroce guerre d’indépendance (Guerre de Quatre-Vingts Ans). Les dix provinces catholiques restantes demeurent sous le contrôle de la couronne espagnole sous le nom de Pays-Bas du Sud. A l’époque où fut peint le tableau, l’inquisition espagnole cherche à réprimer par les moyens les plus violents l’expansion de la Réforme protestante aux Pays-Bas.</p>
<p style="text-align:justify;"><img class="aligncenter size-full wp-image-719" title="bruegel-2" src="http://ghostshots.files.wordpress.com/2012/01/bruegel-2.jpg?w=630" alt=""   /></p>
<p style="text-align:justify;">Le film de Lech Majewski plonge littéralement dans le tableau et suit le parcours d’une douzaine de ses personnages.  Parmi eux, Bruegel lui-même, incarné par Rutger Hauer (mémorable androïde de <em>Blade Runner</em>) et son mécène Nicholas Jonghelinck (Michael York). Les rares conversations échangées entre les deux personnages nous font entrer de plein pied dans le processus créatif du peintre.</p>
<p style="text-align:justify;">La richesse des décors et le soin apporté à la retranscription historique sont remarquables. Le film intègre des prises de vues réelles et des paysages ou personnages issus du tableau.  Le résultat est indéniablement une réussite visuelle.</p>
<p style="text-align:justify;">Malheureusement, le film échoue à constituer davantage qu’un exercice esthétique. Les dialogues réduits au minimum, l’absence de lien entre les scènes et les personnages plombent la narration. Le jeu excessif des acteurs, peut-être pour pallier l’absence de dialogues, et une voix-off rebutante contribuent à la distanciation du spectateur.  Devant les scènes les plus tragiques l’on reste de marbre, incapable d’être touché.</p>
<p style="text-align:justify;"><img class="aligncenter size-full wp-image-720" title="bruegel-3" src="http://ghostshots.files.wordpress.com/2012/01/bruegel-3.jpg?w=630" alt=""   /></p>
<p style="text-align:justify;">Par son ambition, <em>Bruegel, le moulin et la croix</em> est remarquable. Dans sa forme, il  contribue à renouveler la façon de parler d’art au cinéma. L’analyse du tableau combine lecture historique, sociale et symbolique avec une expérience visuelle intransigeante.<br />
Il est malheureusement difficile de ne pas faire la comparaison, cruelle pour Lech Majewski, avec la superbe <em>Ronde de nuit</em> de Peter Greenaway qui réussissait à conjuguer théâtralité, reconstitution historique, suspens et émotion. Pour <em>Bruegel, le moulin et la croix</em> le pari n’est pas atteint, et le film apparaît finalement comme un très bel objet, mais qui échoue à émouvoir.</p>
<p style="text-align:justify;"><strong><span style="text-decoration:underline;">Le &#8220;ghost shot&#8221; :</span></strong></p>
<p style="text-align:justify;"><img class="aligncenter size-full wp-image-721" title="bruegel-4" src="http://ghostshots.files.wordpress.com/2012/01/bruegel-4.jpg?w=630" alt=""   /></p>
<p style="text-align:justify;">Charlotte Rampling joue le rôle de la mère d’un crucifié représentant le Christ. Parfaite dans son interprétation, elle nous livre ici un très beau mais froid monologue.<br />
Elle s’adosse à un paysage flamand, inséré grâce à un système d’imagerie de synthèse et de 3D.</p>
<br />  <a rel="nofollow" href="http://feeds.wordpress.com/1.0/gocomments/ghostshots.wordpress.com/716/"><img alt="" border="0" src="http://feeds.wordpress.com/1.0/comments/ghostshots.wordpress.com/716/" /></a> <a rel="nofollow" href="http://feeds.wordpress.com/1.0/godelicious/ghostshots.wordpress.com/716/"><img alt="" border="0" src="http://feeds.wordpress.com/1.0/delicious/ghostshots.wordpress.com/716/" /></a> <a rel="nofollow" href="http://feeds.wordpress.com/1.0/gofacebook/ghostshots.wordpress.com/716/"><img alt="" border="0" src="http://feeds.wordpress.com/1.0/facebook/ghostshots.wordpress.com/716/" /></a> <a rel="nofollow" href="http://feeds.wordpress.com/1.0/gotwitter/ghostshots.wordpress.com/716/"><img alt="" border="0" src="http://feeds.wordpress.com/1.0/twitter/ghostshots.wordpress.com/716/" /></a> <a rel="nofollow" href="http://feeds.wordpress.com/1.0/gostumble/ghostshots.wordpress.com/716/"><img alt="" border="0" src="http://feeds.wordpress.com/1.0/stumble/ghostshots.wordpress.com/716/" /></a> <a rel="nofollow" href="http://feeds.wordpress.com/1.0/godigg/ghostshots.wordpress.com/716/"><img alt="" border="0" src="http://feeds.wordpress.com/1.0/digg/ghostshots.wordpress.com/716/" /></a> <a rel="nofollow" href="http://feeds.wordpress.com/1.0/goreddit/ghostshots.wordpress.com/716/"><img alt="" border="0" src="http://feeds.wordpress.com/1.0/reddit/ghostshots.wordpress.com/716/" /></a> <img alt="" border="0" src="http://stats.wordpress.com/b.gif?host=ghostshots.wordpress.com&amp;blog=24869331&amp;post=716&amp;subd=ghostshots&amp;ref=&amp;feed=1" width="1" height="1" />]]></content:encoded>
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		<title>Take Shelter &#8211; Jeff Nichols (2011)</title>
		<link>http://ghostshots.wordpress.com/2012/01/09/take-shelter-jeff-nichols-2011/</link>
		<comments>http://ghostshots.wordpress.com/2012/01/09/take-shelter-jeff-nichols-2011/#comments</comments>
		<pubDate>Mon, 09 Jan 2012 08:55:20 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Pierre Ricadat</dc:creator>
				<category><![CDATA[Critiques]]></category>
		<category><![CDATA[Cannes]]></category>
		<category><![CDATA[Jeff Nichols]]></category>
		<category><![CDATA[Jessica Chastain]]></category>
		<category><![CDATA[Michael Shannon]]></category>
		<category><![CDATA[USA]]></category>

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		<description><![CDATA[Il aura fallu attendre un sacré moment pour (re)découvrir en salles Take Shelter, la petite bombe du dernier Festival de Cannes, auréolé entre autres du Grand Prix de la Semaine de la Critique et du Prix FIPRESCI. Alors pourtant que très peu avaient vu Shotgun Stories, le premier film du réalisateur Jeff Nichols, un bouche [...]<img alt="" border="0" src="http://stats.wordpress.com/b.gif?host=ghostshots.wordpress.com&amp;blog=24869331&amp;post=657&amp;subd=ghostshots&amp;ref=&amp;feed=1" width="1" height="1" />]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p style="text-align:justify;"><img class="aligncenter size-full wp-image-665" title="take-shelter-1" src="http://ghostshots.files.wordpress.com/2012/01/take-shelter-1.jpg?w=630" alt=""   /></p>
<p style="text-align:justify;">Il aura fallu attendre un sacré moment pour (re)découvrir en salles <em>Take Shelter</em>, la petite bombe du dernier Festival de Cannes, auréolé entre autres du Grand Prix de la Semaine de la Critique et du Prix FIPRESCI. Alors pourtant que très peu avaient vu <em><a href="http://ghostshots.wordpress.com/2011/07/20/shotgun-stories-jeff-nichols-2007/">Shotgun Stories</a></em>, le premier film du réalisateur Jeff Nichols, un bouche à oreille enthousiaste en a vite fait LE film à voir parmi les sélections parallèles du festival, si bien qu&#8217;un grand nombre de spectateurs se retrouva sur le carreau après parfois plus de deux heures de queue.</p>
<p style="text-align:justify;"><em>Take Shelter</em> se situe dans une Amérique rurale qui semble chère au réalisateur. Alors qu&#8217;il mène une vie paisible auprès de sa femme et de sa fille, Curtis LaForche commence à faire d&#8217;étranges cauchemars dans lesquels une tempête gigantesque provoquerait l&#8217;apocalypse. Il se met alors en tête de construire un abri pour protéger sa famille.</p>
<p style="text-align:justify;"><em>Take Shelter</em> est d&#8217;abord fascinant dans son utilisation non-conventionnelle des éléments du genre (horreur, fantastique) à travers les rêves de Curtis. Ces scènes de rêve, aussi percutantes et réalistes soient-elles, ne constituent pourtant pas le coeur du film. Là où bon nombre de films se seraient contentés d&#8217;accumuler des scènes choc les plus impressionnantes possible et de meubler pour faire la transition, Jeff Nichols s&#8217;en sert plutôt comme d&#8217;un outil pour nous intéresser à l&#8217;après, à leur impact sur Curtis. Un impact aussi bien physique (chaque rêve se révèle de plus en plus éprouvant) que mental (chaque rêve contribue à l&#8217;isoler un peu plus de son entourage).<br />
L&#8217;effroi provoqué par ces scènes a finalement pour effet de nous faire ressentir une profonde empathie pour le personnage et ainsi d&#8217;être en mesure de comprendre ses obsessions. Tout comme Curtis qui consulte des médecins en même temps qu&#8217;il se barricade, nous oscillons entre raison et paranoïa. A travers de nombreux plans larges, Jeff Nichols crée une atmosphère où la nature devient oppressante. On la sent omniprésente, impossible à prévoir et à maîtriser. Un exemple simple : on ne verra plus de la même façon un chien qu&#8217;on a vu attaquer violemment une personne. C&#8217;est la même chose avec le ciel : les personnages et nous-mêmes sommes ainsi souvent amenés à regarder vers le haut. Il n&#8217;est d&#8217;ailleurs pas anodin que le métier de Curtis soit de creuser des trous dans le sol à longueur de journée, et donc de déformer la nature, rendant logique l&#8217;idée d&#8217;une pluie d&#8217;huile de moteur comme un simple retour à l&#8217;envoyeur.</p>
<p><img class="aligncenter size-full wp-image-666" title="take-shelter-2" src="http://ghostshots.files.wordpress.com/2012/01/take-shelter-2.jpg?w=630" alt=""   /></p>
<p style="text-align:justify;">Un autre aspect intéressant est le rôle occupé par Samantha, la femme de Curtis. Là où beaucoup en auraient fait une chieuse juste prompte à filer chez sa mère devant l&#8217;attitude de son cinglé de mari, elle n&#8217;est ici pas considérée comme un problème mais plutôt comme une partie de la solution.  Son personnage fort permet de contrebalancer la lourde responsabilité que se donne Curtis de protéger seul sa famille. Sa volonté de rester avec Curtis, conjugués à des évènements que je ne spoilerai pas, contribue beaucoup à faire de la dernière demi-heure du film un tourbillon d&#8217;émotions qui nous laisse le souffle coupé. Elle est interprétée avec grâce et conviction par Jessica Chastain, véritable ange tombé du ciel en 2011. Et que dire de Michael Shannon. Son personnage intériorise énormément jusqu&#8217;à la dernière partie du film où il finit par tout lâcher (ce qui n&#8217;arrivait jamais dans <em>Shotgun Stories</em>). Shannon impose alors une présence absolument monstrueuse, laissant la fièvre prendre possession de son corps et la folie jaillir dans ses yeux. Il faut le voir hurler &#8220;<em>There is a storm coming!</em>&#8221; pour ressentir la démesure de son talent.</p>
<p style="text-align:justify;">Finalement, la réussite du réalisateur est de ne jamais nous forcer à prendre partie, cela jusqu&#8217;à un final absolument génial qui n&#8217;a pas fini de nous hanter après la séance. Une telle maîtrise et une telle originalité font de <em>Take Shelter</em> un coup de maître et de Jeff Nichols un réalisateur à suivre de très près à l&#8217;avenir.</p>
<p style="text-align:justify;"><span style="text-decoration:underline;"><strong>Le &#8220;ghost shot&#8221; :</strong></span></p>
<p style="text-align:justify;"><img class="aligncenter size-full wp-image-664" title="take-shelter-ghost-shot" src="http://ghostshots.files.wordpress.com/2012/01/take-shelter-ghost-shot.png?w=630" alt=""   /></p>
<p style="text-align:justify;">Ce plan accompagné d&#8217;un léger travelling avant, évoque sans le montrer Curtis en train de travailler avec acharnement. Il exprime le point de vue de Samantha, qu&#8217;il s&#8217;agisse de son mari ou de l&#8217;abri qu&#8217;il est ici en train de construire : elle voit quelque chose mais elle ne sait pas ce qui se passe à l&#8217;intérieur. Ce qui est très angoissant.</p>
<br />  <a rel="nofollow" href="http://feeds.wordpress.com/1.0/gocomments/ghostshots.wordpress.com/657/"><img alt="" border="0" src="http://feeds.wordpress.com/1.0/comments/ghostshots.wordpress.com/657/" /></a> <a rel="nofollow" href="http://feeds.wordpress.com/1.0/godelicious/ghostshots.wordpress.com/657/"><img alt="" border="0" src="http://feeds.wordpress.com/1.0/delicious/ghostshots.wordpress.com/657/" /></a> <a rel="nofollow" href="http://feeds.wordpress.com/1.0/gofacebook/ghostshots.wordpress.com/657/"><img alt="" border="0" src="http://feeds.wordpress.com/1.0/facebook/ghostshots.wordpress.com/657/" /></a> <a rel="nofollow" href="http://feeds.wordpress.com/1.0/gotwitter/ghostshots.wordpress.com/657/"><img alt="" border="0" src="http://feeds.wordpress.com/1.0/twitter/ghostshots.wordpress.com/657/" /></a> <a rel="nofollow" href="http://feeds.wordpress.com/1.0/gostumble/ghostshots.wordpress.com/657/"><img alt="" border="0" src="http://feeds.wordpress.com/1.0/stumble/ghostshots.wordpress.com/657/" /></a> <a rel="nofollow" href="http://feeds.wordpress.com/1.0/godigg/ghostshots.wordpress.com/657/"><img alt="" border="0" src="http://feeds.wordpress.com/1.0/digg/ghostshots.wordpress.com/657/" /></a> <a rel="nofollow" href="http://feeds.wordpress.com/1.0/goreddit/ghostshots.wordpress.com/657/"><img alt="" border="0" src="http://feeds.wordpress.com/1.0/reddit/ghostshots.wordpress.com/657/" /></a> <img alt="" border="0" src="http://stats.wordpress.com/b.gif?host=ghostshots.wordpress.com&amp;blog=24869331&amp;post=657&amp;subd=ghostshots&amp;ref=&amp;feed=1" width="1" height="1" />]]></content:encoded>
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		<title>Bilan de l&#8217;année 2011</title>
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		<comments>http://ghostshots.wordpress.com/2011/12/22/bilan-de-lannee-2011/#comments</comments>
		<pubDate>Thu, 22 Dec 2011 13:49:12 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Pierre Ricadat</dc:creator>
				<category><![CDATA[Bilans]]></category>

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		<description><![CDATA[L&#8217;année se termine, il est temps pour nous de regarder en arrière et de définir ce qui ont été pour nous les films, les acteurs, les (non-)évènements  et les images de l&#8217;année 2011. Une année que nous nous accordons à qualifier d&#8217;exceptionnelle vu les films qu&#8217;elle nous a délivré. Pour commencer, à l&#8217;issue d&#8217;un savant [...]<img alt="" border="0" src="http://stats.wordpress.com/b.gif?host=ghostshots.wordpress.com&amp;blog=24869331&amp;post=599&amp;subd=ghostshots&amp;ref=&amp;feed=1" width="1" height="1" />]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p style="text-align:justify;">L&#8217;année se termine, il est temps pour nous de regarder en arrière et de définir ce qui ont été pour nous les films, les acteurs, les (non-)évènements  et les images de l&#8217;année 2011. Une année que nous nous accordons à qualifier d&#8217;exceptionnelle vu les films qu&#8217;elle nous a délivré.</p>
<p style="text-align:justify;">Pour commencer, à l&#8217;issue d&#8217;un savant calcul, voici le Top 10 de la rédaction de <em>Ghost Shots</em> (nous avons considéré les films sortis dans les salles françaises ou ayant connu leur première diffusion en France lors d&#8217;un festival en 2011).</p>
<p style="text-align:justify;"><img class="aligncenter size-full wp-image-625" title="melancholia-1" src="http://ghostshots.files.wordpress.com/2011/12/melancholia-1.jpg?w=630" alt=""   /></p>
<p style="text-align:justify;"><span style="text-decoration:underline;"><strong>Top 10 de l&#8217;année 2011 :</strong></span></p>
<p style="text-align:justify;">1. <strong><em>Melancholia</em> </strong>- Lars Von Trier (<a href="http://ghostshots.wordpress.com/2011/08/11/melancholia-lars-von-trier-2011/">notre critique</a>)<br />
2. <strong><em>Drive</em></strong> &#8211; Nicolas Winding Refn (<a href="http://ghostshots.wordpress.com/2011/10/14/drive-nicolas-winding-refn-2011/">notre critique</a>)<br />
3. <strong><em>The Tree of Life</em></strong> &#8211; Terrence Malick (<a href="http://ghostshots.wordpress.com/2011/07/28/the-tree-of-life-terrence-malick-2011/">notre critique</a>)<br />
4. <em>We need to talk about Kevin</em> &#8211; Lynne Ramsay (<a href="http://ghostshots.wordpress.com/2011/09/29/we-need-to-talk-about-kevin-lynne-ramsay-2011/">notre critique</a>)<br />
5. <em>True Grit</em> &#8211; Joel &amp; Ethan Coen<br />
6. <em>Winter&#8217;s Bone</em> - Debra Granik<br />
7. <em>The Artist</em> &#8211; Michel Hazanavicius (<a href="http://ghostshots.wordpress.com/2011/09/19/the-artist-michel-hazanavicius-2011/">notre critique</a>)<br />
8. <em>Black Swan</em> - Darren Aronofsky<br />
9. <em>Super</em> &#8211; James Gunn (<a href="http://ghostshots.wordpress.com/2011/09/12/super-james-gunn-2010/">notre critique</a>)<br />
10. <em>Café Noir</em> &#8211; Jung Sung-il</p>
<p style="text-align:justify;">On remarque l&#8217;omniprésence des films cannois de l&#8217;année (5 sur les 10, dont les 4 premiers), reflet de l&#8217;excellente qualité des films proposés par cette édition. Détail assez amusant, si le cinéma américain se taille une belle part de nos films préférés de l&#8217;année, les deux premiers réalisateurs sont pourtant danois. En aucun cas représentatif d&#8217;un cinéma national, il s&#8217;agit bel et bien du triomphe de deux très fortes individualités. De manière générale, nous avons plébiscité des films ambitieux, dans leur forme, leur durée, leur mise en scène ou leur contenu, et qui au fond représentent tous ensemble, une certaine idée du cinéma.</p>
<p style="text-align:justify;">Ci-dessous, voici le détail des préférences de chacun.</p>
<table border="1" cellspacing="0" cellpadding="0">
<tbody>
<tr>
<td valign="top" width="307"><strong>Alban Ravassard</strong><strong></strong></p>
<p>1. Melancholia<br />
2. Drive<br />
3. The Tree of Life<br />
4. The Artist<br />
5. We need to talk about Kevin<br />
6. L’Apollonide &#8211; souvenirs de la maison close<br />
7. Black Swan<br />
8. True Grit<br />
9. Shame<br />
10. Les Aventures de Tintin, le secret de la Licorne / Intouchables</td>
<td valign="top" width="307"><strong>Pierre Ricadat</strong><strong></strong></p>
<p>1. The Tree of Life<br />
2. Melancholia<br />
3. Drive<br />
4. Café Noir<br />
5. Take Shelter<br />
6. Super<br />
7. Black Swan<br />
8. We need to talk about Kevin<br />
9. True Grit<br />
10. Guilty of Romance</td>
</tr>
<tr>
<td valign="top" width="307"><strong>Carole Bogdanovscky</strong><strong></strong></p>
<p>1. Melancholia<br />
2. Winter’s bone<br />
3. We need to talk about Kevin<br />
4. True Grit<br />
5. Il était une fois en Anatolie<br />
6. L’Exercice de l’Etat<br />
7. The Artist<br />
8. Drive<br />
9. Beginners<br />
10. Le Discours d’un roi / Intouchables</td>
<td valign="top" width="307"><strong>Benoit Weber</strong><strong></strong></p>
<p>1. Melancholia<br />
2. The Tree of Life<br />
3. Drive<br />
4. We need to talk about Kevin<br />
5. True Grit<br />
6. Mildred Pierce<br />
7. Winter&#8217;s bone<br />
8. Super / Green Hornet<br />
9. Black Swan<br />
10. Le Discours d’un roi</td>
</tr>
</tbody>
</table>
<p style="text-align:justify;"><span style="text-decoration:underline;"><strong><span style="font-size:small;"><span style="line-height:normal;">Acteur de l&#8217;année :</span></span></strong></span></p>
<p style="text-align:justify;"><img class="aligncenter size-full wp-image-623" title="drive" src="http://ghostshots.files.wordpress.com/2011/12/drive.jpg?w=630" alt=""   /></p>
<p style="text-align:justify;">Présent dans pas moins de 3 films sortis en 2011, c&#8217;est surtout pour sa performance mutique dans <em>Drive</em> que <strong>Ryan Gosling</strong> fait l&#8217;unanimité parmi nous. Un rôle tellement marquant qu&#8217;il est difficile de voir <em>Les Marches du Pouvoir</em> sans associer l&#8217;acteur à son personnage précédent. Ce choix est tellement <em>obvious</em> que nous allons quand même citer quelques noms supplémentaires : parmi les autres acteurs qui nous ont marqué, le jeune <strong>Ezra Miller</strong> est une véritable révélation dans son rôle diabolique de Kevin. Mention également à <strong>Michael Fassbender</strong>,<strong> Michael Shannon</strong>, et même <strong>Andy Serkis</strong> !</p>
<p style="text-align:justify;"><span style="text-decoration:underline;"><strong>Actrice de l&#8217;année :</strong></span></p>
<p style="text-align:justify;"><img class="aligncenter size-full wp-image-626" title="melancholia-2" src="http://ghostshots.files.wordpress.com/2011/12/melancholia-2.jpg?w=630" alt=""   /></p>
<p style="text-align:justify;">Opinion plus divisée pour l&#8217;actrice de l&#8217;année. Pour Alban et Benoit, c&#8217;est le Prix d&#8217;interprétation féminine à Cannes qui l&#8217;emporte : <strong>Kirsten Dunst</strong> (à laquelle on peut également associer sa partenaire dans <em>Melancholia</em>, <strong>Charlotte Gainsbourg</strong>). Carole lui préfère celle qui partait avec les faveurs des pronostics cannois, <strong>Tilda Swinton</strong>. Enfin pour Pierre, c&#8217;est incontestablement <strong>Jessica Chastain</strong>, sortie de nulle part pour un fabuleux combiné<em> The Tree of Life</em> / <em>Take Shelter</em>.</p>
<p style="text-align:justify;"><span style="text-decoration:underline;"><strong>Le raté de l&#8217;année :</strong></span></p>
<p style="text-align:justify;">L&#8217;un des premiers films qui nous vient en tête est l&#8217;un des premiers films sortis en 2011 : <strong><em>Somewhere</em></strong>, de Sofia Coppola nous a grandement déçu, d&#8217;autant que nous sommes des inconditionnels de ses films précédents. L&#8217;un des favoris pour la Palme d&#8217;Or est finalement reparti les mains vides, à notre grand soulagement puisque nous n&#8217;avons pas du tout accroché à <em><strong>Le Havre</strong></em>, d&#8217;Aki Kaurismäki. Egalement cité au rayon des déceptions : <strong><em>Sucker Punch</em></strong>, qui gâche un réel potentiel, rendant le film particulièrement frustrant. Enfin pour Carole, c&#8217;est le dernier Almodovar, <strong><em>La piel que habito</em></strong>, choix qui n&#8217;est pas partagé parmi nous même si tout le monde s&#8217;accorde à dire que c&#8217;est loin d&#8217;être son meilleur film.</p>
<p style="text-align:justify;"><img class="aligncenter size-full wp-image-628" title="sucker-punch" src="http://ghostshots.files.wordpress.com/2011/12/sucker-punch.jpg?w=630" alt=""   /></p>
<p style="text-align:justify;">Avec <em>Sucker Punch</em> et <em>Sleeping Beauty</em>, Emily Browning est l&#8217;actrice la plus mal employée de l&#8217;année. Elle ne méritait pas ça.</p>
<p style="text-align:justify;"><span style="text-decoration:underline;"><strong>Les films que nous attendons en 2012 :</strong></span></p>
<p><img class="aligncenter size-full wp-image-621" style="text-align:justify;border-color:initial;border-style:initial;" title="batman" src="http://ghostshots.files.wordpress.com/2011/12/batman.jpg?w=630" alt=""   /></p>
<p style="text-align:justify;">Il y a les évidents, ceux qu&#8217;absolument tout le monde attend et qu&#8217;on est bien obligé de citer nous aussi : <em><strong>The Dark Knight Rises</strong></em> de Christopher Nolan et <strong><em>The Hobbit</em></strong> de Peter Jackson (dont les trailers tout juste disponibles n&#8217;ont fait qu&#8217;attiser notre envie). Notons également le retour attendu de Ridley Scott à la science-fiction avec <em><strong>Prometheus</strong></em>. Et puis il y a des films moins exposés que nous mourrons tout autant d&#8217;impatience de découvrir : <strong><em>Elena</em></strong> de Andrei Zviaguintsev, <em><strong>Vampire</strong></em> de Shunji Iwai ou encore <em><strong>Kotoko</strong></em> de Shinya Tsukamoto. Enfin, <strong><em>Take Shelter</em></strong>, pour ceux qui l&#8217;ont raté en festival, est également très attendu.</p>
<p style="text-align:justify;"><span style="text-decoration:underline;"><strong>Bonus #1 : Le grand classique que j&#8217;ai enfin vu en 2011 parce que franchement c&#8217;était la honte :</strong></span></p>
<p><img class="aligncenter size-full wp-image-620" style="text-align:justify;border-color:initial;border-style:initial;" title="badlands" src="http://ghostshots.files.wordpress.com/2011/12/badlands.jpg?w=630" alt=""   /></p>
<p style="text-align:justify;">Alban : <strong><em>Opening Night</em></strong> de John Cassavetes / <strong><em>La balade sauvage</em></strong> de Terrence Malick.<br />
Pierre : <strong><em>Apocalypse Now</em></strong> de Francis Ford Coppola (on tient ici la palme de la honte désormais réparée).<br />
Carole : <strong><em>Raging Bull</em></strong> de Martin Scorsese<br />
Benoit : <strong><em>Douze hommes en colère</em></strong> de Sidney Lumet. <em>Le meilleur huis clos de tous les temps (rien que ça).</em></p>
<p style="text-align:justify;"><span style="text-decoration:underline;"><strong>Bonus #2 : La petite perle des années précédentes que j&#8217;ai découverte en 2011 :</strong></span></p>
<p><img class="aligncenter size-full wp-image-619" style="border-color:initial;border-style:initial;" title="a-scanner-darkly" src="http://ghostshots.files.wordpress.com/2011/12/a-scanner-darkly.jpg?w=630" alt=""   /></p>
<div>
<p style="text-align:justify;">Alban : <strong><em>Deep End</em></strong> de Jerzy Skolimowski. Un petit bijou rétro découvert à l&#8217;occasion de sa sortie en salles en copie restaurée, des images qui impriment durablement la rétine, et une musique envoûtante. Un must see.<br />
Pierre : <strong><em>A Scanner Darkly</em></strong> de Richard Linklater, alliance parfaite d&#8217;une technique visuelle originale au service d&#8217;un scénario de science-fiction génial tiré de Philip K. Dick. Et Winona Ryder.<br />
Carole : <strong><em>Edvard Munch, la danse de la vie</em></strong>, film suédo-norvégien de Peter Watkins, 1973. Ce biopic, le plus réussi qu’il m’ait été donné de voir, retrace les jeunes années du peintre norvégien expressionniste Edvard Munch. Je vous épargnerai mes superlatifs et me contenterai de citer Ingmar Bergman, qui qualifie le film de: « travail de génie » (excusez du peu). Un film qu’il sera particulièrement intéressant de découvrir à l’occasion de deux grandes expositions consacrées au peintre Edvard Munch en France : « Edvard Munch, l’œil moderne » au Centre Georges Pompidou, jusqu’au 9 janvier 2012 et « L’univers d’Edvard Munch » jusqu’au 22 janvier 2012 au Musée des Beaux-arts de Caen.<br />
Benoit : Je vais en mettre deux mais sur le même thème : les vampires ! <strong><em>Morse</em></strong> (2008) de Tomas Alfredson et <strong><em>Thirst</em></strong> (2009) de Park Chan-wook.</p>
<p style="text-align:justify;"><span style="text-decoration:underline;"><strong>Bonus #3 : Top 10 cinéma asiatique par Pierre</strong></span></p>
<p><img class="aligncenter size-full wp-image-647" title="cafenoir_bodostill09" src="http://ghostshots.files.wordpress.com/2011/12/cafenoir_bodostill09.jpg?w=630" alt=""   /></p>
<div style="text-align:justify;">1.<em> Café Noir</em> &#8211; Jung Sung-il</div>
<div style="text-align:justify;">2. <em>Guilty of Romance</em> &#8211; Sono Shion</div>
<div style="text-align:justify;">3. <em>Late Autumn</em> &#8211; Kim Tae-yong</div>
<div style="text-align:justify;">4. <em>The Piano in a Factory</em> &#8211; Zhang Meng</div>
<div style="text-align:justify;">5. <em>Bleak Night</em> &#8211; Yoon Sung-hyun</div>
<div style="text-align:justify;">6. <em>Norwegian Wood</em> &#8211; Tran Anh Hung</div>
<div style="text-align:justify;">7. <em>Redline</em> &#8211; Koike Takeshi (<a href="http://ghostshots.wordpress.com/2011/09/05/redline-takeshi-koike-2010/">notre critique</a>)</div>
<div style="text-align:justify;">8. <em>Cold Fish</em> &#8211; Sono Shion</div>
<div style="text-align:justify;">9. <em>Re-encounter</em> &#8211; Min Yong-keun (<a href="http://ghostshots.wordpress.com/2011/10/10/interview-min-yong-keun-re-encounter-2010/">notre interview du réalisateur</a>)</div>
<p style="text-align:justify;">10. <em>Invasion of Alien Bikini</em> &#8211; Oh Young-doo</p>
<p style="text-align:justify;"><span style="text-decoration:underline;"><strong>Bonus #4 :</strong></span><span style="text-align:justify;"> pour terminer en beauté, quelques-uns de nos &#8220;ghost shots&#8221; et affiches préférés de l&#8217;année !</span></p>
<p style="text-align:justify;"><img class="aligncenter size-full wp-image-632" title="tree-of-life" src="http://ghostshots.files.wordpress.com/2011/12/tree-of-life.png?w=630" alt=""   /></p>
<p style="text-align:justify;"><img class="aligncenter size-full wp-image-627" title="melancholia-3" src="http://ghostshots.files.wordpress.com/2011/12/melancholia-3.jpg?w=630" alt=""   /></p>
<p style="text-align:justify;"><img class="aligncenter size-full wp-image-622" title="black-swan-2" src="http://ghostshots.files.wordpress.com/2011/12/black-swan-2.jpg?w=630" alt=""   /></p>
<p style="text-align:justify;"><img class="aligncenter size-full wp-image-629" title="super" src="http://ghostshots.files.wordpress.com/2011/12/super.jpg?w=630" alt=""   /></p>
<p style="text-align:justify;">Et vous, quels auront été vos coups de coeur de l&#8217;année 2011 ?</p>
</div>
<br />  <a rel="nofollow" href="http://feeds.wordpress.com/1.0/gocomments/ghostshots.wordpress.com/599/"><img alt="" border="0" src="http://feeds.wordpress.com/1.0/comments/ghostshots.wordpress.com/599/" /></a> <a rel="nofollow" href="http://feeds.wordpress.com/1.0/godelicious/ghostshots.wordpress.com/599/"><img alt="" border="0" src="http://feeds.wordpress.com/1.0/delicious/ghostshots.wordpress.com/599/" /></a> <a rel="nofollow" href="http://feeds.wordpress.com/1.0/gofacebook/ghostshots.wordpress.com/599/"><img alt="" border="0" src="http://feeds.wordpress.com/1.0/facebook/ghostshots.wordpress.com/599/" /></a> <a rel="nofollow" href="http://feeds.wordpress.com/1.0/gotwitter/ghostshots.wordpress.com/599/"><img alt="" border="0" src="http://feeds.wordpress.com/1.0/twitter/ghostshots.wordpress.com/599/" /></a> <a rel="nofollow" href="http://feeds.wordpress.com/1.0/gostumble/ghostshots.wordpress.com/599/"><img alt="" border="0" src="http://feeds.wordpress.com/1.0/stumble/ghostshots.wordpress.com/599/" /></a> <a rel="nofollow" href="http://feeds.wordpress.com/1.0/godigg/ghostshots.wordpress.com/599/"><img alt="" border="0" src="http://feeds.wordpress.com/1.0/digg/ghostshots.wordpress.com/599/" /></a> <a rel="nofollow" href="http://feeds.wordpress.com/1.0/goreddit/ghostshots.wordpress.com/599/"><img alt="" border="0" src="http://feeds.wordpress.com/1.0/reddit/ghostshots.wordpress.com/599/" /></a> <img alt="" border="0" src="http://stats.wordpress.com/b.gif?host=ghostshots.wordpress.com&amp;blog=24869331&amp;post=599&amp;subd=ghostshots&amp;ref=&amp;feed=1" width="1" height="1" />]]></content:encoded>
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		<title>Père Noël Origines &#8211; Jalmari Helander (2010)</title>
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		<pubDate>Thu, 15 Dec 2011 09:53:37 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Benoit Weber</dc:creator>
				<category><![CDATA[Critiques]]></category>
		<category><![CDATA[Finlande]]></category>
		<category><![CDATA[Jalmari Helander]]></category>

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		<description><![CDATA[“Winter is Coming…” Mais heureusement pour nous, qui dit hiver dit Noël ! Youhou ! J’ai sauté la case dépression et suis directement allé sur le 24 décembre. J’ai donc choisi de vous parler d&#8217;un “joli petit conte de Noël” :  Rare Exports. Premier long-métrage de Jalmari Helander, ce film finlandais nous dévoile la vraie histoire de Noël. [...]<img alt="" border="0" src="http://stats.wordpress.com/b.gif?host=ghostshots.wordpress.com&amp;blog=24869331&amp;post=580&amp;subd=ghostshots&amp;ref=&amp;feed=1" width="1" height="1" />]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p style="text-align:justify;">“<em>Winter is Coming…</em>” Mais heureusement pour nous, qui dit hiver dit Noël ! Youhou ! J’ai sauté la case dépression et suis directement allé sur le 24 décembre. J’ai donc choisi de vous parler d&#8217;un “<em>joli petit conte de Noël” </em>:  <em>Rare Exports</em>.</p>
<p style="text-align:justify;">Premier long-métrage de Jalmari Helander, ce film finlandais nous dévoile la <em>vraie</em> histoire de Noël. Réalisé en 2010, ce film ne sort que maintenant dans les salles françaises sous le doux nom de <em>Père Noël Origines</em>. Gardez en tête le nom d’origine : <em>Rare Export</em>. Il se pourrait qu’on en comprenne le sens au fur et à mesure de l’histoire <img src='http://s1.wp.com/wp-includes/images/smilies/icon_wink.gif' alt=';-)' class='wp-smiley' /> </p>
<p style="text-align:justify;"><img class="aligncenter size-full wp-image-585" title="pere-noel-origines-1" src="http://ghostshots.files.wordpress.com/2011/12/pere-noel-origines-1.jpg?w=630" alt=""   /></p>
<p style="text-align:justify;">La neige saupoudre gentiment et silencieusement le jardin. Le matin, on savoure de succulents gâteaux à la cannelle qu’on trempe dans du lait chaud. On commence à décorer la maison de jolies guirlandes, on accroche des chaussettes sur la cheminée. On ouvre chaque soir une case du calendrier en attendant avec impatience le 24… le mois de décembre et ses rituels. Ça sent bon Noël…</p>
<p style="text-align:justify;">…sauf cette année ! Des choses bizarres se passent. Cela fait plusieurs mois qu’une équipe américaine s’est installée sur le massif de Korvatunturi. On semble y chercher quelque chose, quelqu’un. On creuse. On creuse peut-être trop profond. Pietari et son ami Juuso semblent les seuls assez téméraires pour aller voir. Il semblerait qu’on y ait découvert le vrai Père Noël. Mais alors ? Qui distribuait les cadeaux ?</p>
<p style="text-align:justify;">Le joli Père Noël vendu par Coca Cola n’est que pacotille et pure invention. Santa Claus ne se plaisait pas à couvrir de cadeaux les enfants sages… mais à manger ceux ne l’étaient pas ! Malheureusement, Pietari n&#8217;a fait sa découverte que trop tard ! On découvre une cinquantaine de rennes égorgés, les enfants disparaissent. IL arrive. Et qui plus est, IL arrive accompagné.</p>
<p style="text-align:justify;"><img class="aligncenter size-full wp-image-586" title="pere-noel-origines-2" src="http://ghostshots.files.wordpress.com/2011/12/pere-noel-origines-2.jpg?w=630" alt=""   /></p>
<p style="text-align:justify;">Un peu trop de sauce “Gnagnan Walt disney”. On n&#8217;y coupe pas. Le thème reste Noël et son cher papa. Le réalisateur/scénariste, malgré le détournement subtil, nous livre certaines scènes et des dialogues très/trop enfantins. Sa plus grosse erreur a sûrement été de choisir comme personnage principal un enfant.</p>
<p style="text-align:justify;">Un peu d’hémoglobine. Juste ce qu’il faut (pour moi en tout cas). Mais la tension aurait mérité d’être plus présente. (Mal)heureusement, <em>Rare Exports</em> est plus proche des <em>Goonies</em> que du film d’horreur!</p>
<p style="text-align:justify;">Les clichés de Noël et leur détournement. C’est ici que se trouve la force du film. Dans son scénario bien ficelé et maîtrisé. Beaucoup de réalisateurs et de scénaristes s’y sont déjà attaqués, mais Noël reste un thème très difficile et peu accessible. Nanard gore ou histoire enfantine et ennuyeuse à mourir ? Pour une fois, on nous laisse un autre choix ! <em>Rare Exports</em> est LE film sur Noël pour les plus de 12 ans et rien que pour ça, il mérite d’être vu.</p>
<p style="text-align:justify;">Si le courage vous prend, il existe également deux petits courts très sympathiques, sur le même thème, réalisés par Jalmari Helander avant qu’il n’en sorte un  film : <em><a href="http://www.youtube.com/watch?v=Ei69bYwwCvc">Rare Exports Inc.</a></em> et <em><a href="http://www.youtube.com/watch?v=xkyqODDF-LU">Rare Exports: The Official Safety Instructions</a></em>. Attention, ils contiennent des spoilers.</p>
<p style="text-align:justify;"><strong><span style="text-decoration:underline;">Le &#8220;ghost shot&#8221; :</span></strong></p>
<p style="text-align:justify;"><img class="aligncenter size-full wp-image-584" title="pere-noel-origines-3" src="http://ghostshots.files.wordpress.com/2011/12/pere-noel-origines-3.jpg?w=630" alt=""   /></p>
<p style="text-align:justify;">J&#8217;ai choisi ce <em>ghost shot</em> qui nous présente l&#8217;un des excellents détournements effectués par le réalisateur. Je ne mangerai plus ces gâteaux de la même manière…<br />
Alors que son but premier est d’attraper et tuer les loups qui s’approcheraient trop près de sa maison, le piège du père de Pietari a récolté un prédateur bien plus gros et perturbant : un vieillard nu. N’apparait alors d’autre solution que de se débarrasser du corps. Le père de Pietari, boucher de métier, s’apprête à sa besogne quand il se rend compte que l’odeur d’un petit gâteau de Noël à la cannelle suffit à réveiller le vieillard d’entre les morts.</p>
<br />  <a rel="nofollow" href="http://feeds.wordpress.com/1.0/gocomments/ghostshots.wordpress.com/580/"><img alt="" border="0" src="http://feeds.wordpress.com/1.0/comments/ghostshots.wordpress.com/580/" /></a> <a rel="nofollow" href="http://feeds.wordpress.com/1.0/godelicious/ghostshots.wordpress.com/580/"><img alt="" border="0" src="http://feeds.wordpress.com/1.0/delicious/ghostshots.wordpress.com/580/" /></a> <a rel="nofollow" href="http://feeds.wordpress.com/1.0/gofacebook/ghostshots.wordpress.com/580/"><img alt="" border="0" src="http://feeds.wordpress.com/1.0/facebook/ghostshots.wordpress.com/580/" /></a> <a rel="nofollow" href="http://feeds.wordpress.com/1.0/gotwitter/ghostshots.wordpress.com/580/"><img alt="" border="0" src="http://feeds.wordpress.com/1.0/twitter/ghostshots.wordpress.com/580/" /></a> <a rel="nofollow" href="http://feeds.wordpress.com/1.0/gostumble/ghostshots.wordpress.com/580/"><img alt="" border="0" src="http://feeds.wordpress.com/1.0/stumble/ghostshots.wordpress.com/580/" /></a> <a rel="nofollow" href="http://feeds.wordpress.com/1.0/godigg/ghostshots.wordpress.com/580/"><img alt="" border="0" src="http://feeds.wordpress.com/1.0/digg/ghostshots.wordpress.com/580/" /></a> <a rel="nofollow" href="http://feeds.wordpress.com/1.0/goreddit/ghostshots.wordpress.com/580/"><img alt="" border="0" src="http://feeds.wordpress.com/1.0/reddit/ghostshots.wordpress.com/580/" /></a> <img alt="" border="0" src="http://stats.wordpress.com/b.gif?host=ghostshots.wordpress.com&amp;blog=24869331&amp;post=580&amp;subd=ghostshots&amp;ref=&amp;feed=1" width="1" height="1" />]]></content:encoded>
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